TINE REINGAARD

Tine (@tinereingaard) est vidéaste et réalisatrice. Elle voyage dans le monde entier et crée une imagerie envoûtante pour de grandes marques ainsi que pour ses propres projets artistiques. Basée dans le quartier créatif de Vesterbro, elle se laisse porter par la capital, en quête d’inspiration, tout en s’arrêtant, d’instinct, pour prendre le temps d’apprécier sa réponse.

 

Suivez Tine dans sa Copenhague à elle, et découvrez la ville à travers le prisme de l’eau, des espaces verts et des expériences urbaines foisonnantes ; autant d’aspects qui façonnent son travail.

COMMENT EN ÊTES-VOUS ARRIVÉE À LA VIDÉOGRAPHIE ?

Je suis autodidacte et j’ai une formation universitaire. Lorsque je vivais à Berlin, je travaillais dans le secteur de la musique. J’ai commencé à faire du journalisme vidéo, j’interviewais des groupes et des musiciens internationaux. Quand je suis revenue au Danemark, j’ai réalisé un documentaire sur le mouvement du street art pour la chaîne nationale danoise.

Designer Tine Reingaard

VOUS AVEZ RÉALISÉ DES FILMS POUR DE GRANDES SOCIÉTÉS PARTOUT DANS LE MONDE. QU’EST-CE QUI REND COPENHAGUE SI UNIQUE, SELON VOUS ?

Copenhague est une ville ancienne et magnifique, elle possède une grande diversité architecturale. C’est une ville dans laquelle nature et environnement urbain sont bien équilibrés. Ce que j’aime ici, c’est qu’on a accès à l’eau et aux espaces verts, et que la ville vous invite à vous déplacer à pied, à vélo, en transports en commun et même en bateau. Il arrive souvent qu’on entende de la musique ou qu’on tombe sur l’une ou l’autre manifestation artistique dans l’espace public, c’est très inspirant. Lorsque c’est inattendu, ça fait de Copenhague un endroit absolument magique.

QUEL EST LE MEILLEUR ENDROIT POUR REGARDER LES PASSANTS ET CAPTURER DE BELLES IMAGES À COPENHAGUE ?

Le pont de la reine Louise (Dronning Louises Bro) est un endroit très sympa où se retrouvent des gens intéressants. C’est un espace ouvert, avec de belles sculptures et un accès à l’eau. Je suis toujours attirée par cet élément, avec ses reflets, ses mouvements.

EN QUOI ÊTRE DANOIS ET VIVRE AU DANEMARK A-T-IL INFLUENCÉ VOTRE TRAVAIL ET VOTRE CARRIÈRE ?

Le fait de venir d’un si petit pays m’a rendue très ouverte et curieuse du reste du monde. Mon travail est façonné par l’esthétique scandinave, et avoir grandi à proximité de la nature m’a inspirée pour le recours à l’eau, à l’air et aux nuages dans mon travail.

Designer Tine Reingaard

SI VOUS NE POUVIEZ PLUS MANGER QUE DANS UN SEUL RESTAURANT DE LA CAPITALE PENDANT UN AN, QUEL SERAIT-IL ?

Juste en bas de la rue où j’habite, il y a un restaurant japonais décontracté, le Jah Izakaya. Ils ont un vieux tourne-disque et passent de la soul et du très bon reggae. C’est un endroit à la fois sans prétention et sophistiqué, tout en bois à l’intérieur, où on sert une cuisine japonaise avec une approche très brute et biodynamique.

OUTRE COPENHAGUE, QUELLE EST VOTRE VILLE PRÉFÉRÉE ET POURQUOI ?

En tant que cinéaste, je suis attirée par la lumière et la grande diversité des quartiers de Los Angeles. C’est comme s’il y avait dix villes en une. En plus, j’adore la campagne de la Californie du Sud : les collines, les canyons et les plages, surtout de grand matin quand tout est désert et brumeux.

QUELS SONT VOS PROJETS PERSONNELS EN CE MOMENT ?

Je travaille sur un projet intitulé Black Sun avec mon copain, le photographe Søren Solkær. Nous enregistrons les murmures des étourneaux. C’est un phénomène naturel fascinant. Des centaines de milliers d’oiseaux se rassemblent en immenses formations au crépuscule avant de s’installer tous ensemble pour la nuit. Quand des oiseaux de proie attaquent la nuée, les étourneaux donnent un spectacle incroyable. Black Sun est exposé en ce moment à Los Angeles et le sera à Hong Kong et au Japon plus tard dans l’année.

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